L’assurance vie reste le placement préféré des Français, et elle le mérite : peu de solutions offrent à la fois une épargne disponible, une fiscalité avantageuse dans la durée et un outil de transmission aussi souple. C’est aussi, pour ces raisons, un contrat que l’on souscrit trop souvent sans y regarder d’assez près.
Trois décisions engagent le résultat, bien plus que le nom du contrat.
Le choix de l’enveloppe. Tous les contrats ne se valent pas : les frais sur versement, les frais de gestion, la qualité du fonds en euros et l’étendue des supports disponibles varient fortement d’une compagnie à l’autre. Ces écarts, faibles en apparence, se cumulent sur toute la durée du contrat et pèsent lourdement sur le capital final.
La répartition des investissements. Un contrat n’est ni prudent ni dynamique en lui-même : c’est la répartition entre le fonds en euros et les unités de compte qui détermine le niveau de risque réellement pris. Cette répartition doit correspondre à votre profil de risque, à votre horizon de placement et à vos objectifs — et être réexaminée lorsque votre situation évolue.
La clause bénéficiaire. C’est le point le plus négligé, et celui qui réserve le plus de mauvaises surprises. Une clause standard, recopiée sans réflexion, peut aboutir à un résultat contraire à votre volonté : bénéficiaire décédé avant vous, enfant mineur recevant des capitaux sans encadrement, conjoint séparé de biens désigné par erreur, démembrement mal rédigé, ou capitaux réintégrés dans la succession faute de désignation valable. La clause bénéficiaire se rédige sur mesure, se relit à chaque événement familial, et se corrige tant qu’il en est encore temps.
C’est sur ces trois points que porte notre accompagnement : le choix du contrat, l’allocation retenue et sa révision, et la rédaction de la clause bénéficiaire.
Les avantages
- La clause bénéficiaire permet d’organiser la transmission hors succession, avec une grande liberté de désignation.
- Une fiscalité successorale privilégiée pour les versements effectués avant 70 ans, dans les limites prévues par la loi.
- Après huit ans, les rachats bénéficient d’un abattement annuel sur les produits imposables.
- L’épargne reste disponible à tout moment par rachat partiel ou total.
- Une diversification possible entre fonds en euros et unités de compte selon votre profil de risque.
- Des versements libres ou programmés, modifiables à tout moment.
- Les arbitrages entre supports n’entraînent pas d’imposition immédiate.
- Un accompagnement dans la durée et un réexamen périodique de l’allocation.
Les risques
- Risque de perte en capital sur les unités de compte : l’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, et non sur leur valeur, qui est sujette à des fluctuations à la hausse comme à la baisse (article L.131-1 du Code des assurances).
- Le rendement du fonds en euros n’est pas garanti d’une année sur l’autre et peut être inférieur à l’inflation.
- Les frais — sur versement, de gestion, d’arbitrage — réduisent la performance du contrat.
- L’avantage fiscal suppose un horizon de placement long : un rachat avant huit ans est possible, mais fiscalement moins favorable.
- Risque de liquidité : certaines unités de compte, notamment immobilières ou non cotées, peuvent être plus longues à céder.
- En cas de circonstances exceptionnelles, l’autorité de contrôle peut suspendre temporairement les rachats (article L.612-33 du Code monétaire et financier).
- Risque de contrepartie : en cas de défaillance de l’assureur, la garantie du fonds de garantie des assurances de personnes est plafonnée à 70 000 € par assuré et par compagnie.
- La fiscalité applicable est susceptible d’évoluer, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Le contrat qui vous conviendra dépend de votre situation patrimoniale, de votre horizon et de votre tolérance au risque. Nous en discutons avec vous avant toute recommandation, et nous formalisons cette analyse par écrit.
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